Skip navigation links (access key: Z)Bibliothèque et Archives Canada / Library and Archives CanadaSymbol of the Government of Canada
English - English version of this Web pageAccueil - Page principale du site Web institutionnelContactez-nous - Communiquez avec l'institutionAide - Renseignements sur la façon d'utiliser le site Web institutionnelRecherche - Recherche dans le site Web institutionnelecanada.gc.ca - Site Web du gouvernement du Canada

Contenu archivé

Cette page Web archivée demeure en ligne à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle ne sera pas modifiée ni mise à jour. Les pages Web qui sont archivées sur Internet ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette page sous d'autres formats à la page Contactez-nous.

Élément graphiqueÉlément graphique
Introduction
Seul au sommetLe chemin vers le pouvoir
À la tête du Canada
La vie privée
Les lendemains
Élément graphique
Profils
Discours
Commentaires
Élément graphique
Bannière : Premier parmi ses pairs : Le premier ministre dans la vie et la politique au Canada
Bannière : Martin Brian Mulroney
Martin Brian Mulroney

Biographie

1939-

Tout au long de notre histoire, le commerce a joué un rôle crucial pour la subsistance du Canada. Aujourd'hui, près du tiers de notre production est exportée. Peu de pays dépendent autant du commerce. En fin de compte, cette tendance menace l'emploi de nombreux Canadiens et la qualité de vie de tout le pays. Nous devons réagir à cette menace et renverser cette tendance. Pour ce faire, il nous faut établir avec les États-Unis de meilleures relations commerciales, plus justes et plus prévisibles. Il y va de plus de deux millions d'emplois directement liés à l'accès du Canada au marché américain.  -  Brian Mulroney, 1985.

Brian Mulroney jugeait essentielle la capacité du Canada de soutenir la concurrence internationale et l'estimait compromise par des années de dépenses sociales libérales. Pour assurer l'accès aux marchés internationaux, indispensable à la prospérité, il allait signer l'Accord de libre-échange Canada-États-Unis en 1988 et l'Accord de libre-échange nord-américain en 1992.

Martin Brian Mulroney naît à Baie-Comeau (Québec) en 1939. Fils d'un électricien, il entre à quatorze ans à l'école secondaire catholique St. Thomas de Chatham (Nouveau-Brunswick). En 1955, il fréquente l'Université St. Francis Xavier d'Antigonish (Nouvelle-Écosse). Il y étudie les arts et le commerce avant de se spécialiser en sciences politiques. Reçu avec distinction en 1959, il commence des études de droit à l'Université Dalhousie de Halifax qu'il quitte l'année suivante pour l'Université Laval de Québec. En 1964, il accepte une offre du prestigieux cabinet d'avocats Howard, Cate, Ogilvy et al; et s'installe à Montréal.

Une de ses premières grandes tâches de juriste consiste à siéger à la Commission d'enquête Laurent Picard sur les ports du Saint-Laurent. Il gagne alors de l'expérience comme négociateur en relations ouvrières. Membre de la Commission d'enquête Cliche sur l'industrie de la construction, créée par le premier ministre Robert Bourassa en 1974, il devient un juriste en vue. La Commission dévoile une corruption et une violence sans précédent dans l'industrie de la construction. L'important rapport Cliche vaudra à Mulroney la renommée à l'échelle du Québec.

Dès l'université, Mulroney est actif sur la scène politique. Il adhère alors au Parti conservateur et fait campagne pour les Tories de la Nouvelle-Écosse en 1956. Présent aussi dans la vie politique universitaire, il devient premier ministre du Parlement modèle de St. Francis Xavier.

À Laval, il est élu vice-président de la Fédération des étudiants conservateurs et, en 1961, il est conseiller étudiant de Diefenbaker. Juriste à Montréal, Mulroney continue de travailler en coulisse pour les Conservateurs, s'occupant de rédaction de brochures, de collecte de fonds et de recherche de candidats.

En 1976, Mulroney se présente à la direction du Parti conservateur fédéral, mais il est éliminé par Joe Clark au troisième tour de scrutin. S'il est réputé au Québec grâce à la Commission Cliche, il est moins bien connu du parti hors de la province. De plus, beaucoup considèrent comme un handicap le fait qu'il n'a alors jamais été élu au Parlement. Après le congrès, Mulroney accepte un poste de vice-président exécutif à la compagnie Iron Ore, dont il devient président l'année suivante.

En 1983, il se présente de nouveau à la direction du parti. Le fait d'être le seul candidat bilingue du Québec constitue pour lui un précieux atout auprès des Conservateurs à l'échelle nationale. Vainqueur au congrès, il gagne son premier siège en Chambre lors d'une élection partielle dans la circonscription de Central Nova (Nouvelle-Écosse). Aux élections de l'année suivante, il remporte avec les Conservateurs la plus grande majorité de l'histoire canadienne avec 211 sièges. Quatre ans plus tard, le Parti rentre de nouveau majoritaire.

En neuf ans de pouvoir, Mulroney signe les deux accords de libre-échange et fait adopter la taxe sur les produits et services. Les droits linguistiques du Nouveau-Brunswick sont enchâssés dans la Constitution, et l'accord sur le Nunavut avec les Inuits de l'Arctique de l'Est met en branle la création d'un troisième territoire au Canada. À l'échelle internationale, Mulroney se fait respecter pour sa position sur l'apartheid en Afrique du Sud. Il négocie avec les États-Unis un traité sur les pluies acides et contribue à orchestrer les Sommets de la francophonie.

De plus, il amorce des réformes constitutionnelles. L'Entente du lac Meech esquisse des conditions pour la signature de la Constitution de 1982 par le Québec. Mais, rejetée par les législatures du Manitoba et de Terre-Neuve, elle ne se rend pas devant le Parlement. Autre tentative vers l'unanimité constitutionnelle, l'Accord de Charlottetown de 1992 fait l'objet d'un référendum national, mais en vain.

Mulroney renonce à la politique en 1993.


Source : Les premiers ministres du Canada, 1867-1994 : biographies et anecdotes, [Ottawa], Archives nationales du Canada, [1994], 40 p.

Mulroney : page principale


Divulgation proactive