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En octobre 1941, le Quartier général militaire canadien à Londres établissait l'Unité de film et de photographie de l'Armée canadienne, qui faisait partie de son Bureau des relations publiques. Au début, cette unité avait pour fonction de créer des documents sur les exercices d'entraînement; en conséquence, il n'existe pas de films canadiens sur de véritables batailles avant 1943.
Les photographes et les opérateurs de prises de vues s'entraînaient de la même manière que les soldats des troupes combattantes. Bien que des professionnels se soient enrôlés dans l'armée ou ait été transférés dans la CFPU afin de créer de la documentation sur les forces armées, certains soldats ont aussi reçu une formation de photographe ou d'opérateur de prises de vues.
La CFPU était formée de deux divisions distinctes : la Division no 1 œuvrait dans la région méditerranéenne et la Division no 2, en Europe de l'Ouest. Les opérateurs de prises de vues extérieures de la CFPU accompagnaient les unités combattantes sur les champs de bataille et derrière les lignes de front pour filmer les soldats canadiens et les combats. Cependant, le quartier général de la CFPU demeurait à Londres. C'est là que se faisait tout le travail d'administration et de production. Une fois tournés, les films étaient envoyés à ce bureau, où ils étaient montés et traités en vue d'être projetés et distribués. Les censeurs examinaient les films et les photographies avant de les expédier au Canada pour présentation au public. Ils devaient s'assurer qu'aucun renseignement secret n'allait être communiqué à l'ennemi.
La CFPU a été chargée de produire quelques longs métrages, mais sa principale responsabilité était la production des films d'actualités de l'armée canadienne. Elle a d'abord produit un film d'actualités par mois. Plus tard, à cause de la popularité de ces films, elle en a créé deux par mois, puis un par semaine. Ces films renfermaient les meilleures séquences tournées par la CFPU et étaient présentés au sein de l'armée canadienne comme des documents créés sur les soldats, par eux et pour eux.
La CFPU envoyait aussi ses films à l'Office national du film du Canada ainsi qu'aux compagnies d'actualités filmés canadiennes, britanniques et américaines. Ces séquences étaient ordinairement incorporées dans de courts documentaires présentés dans les cinémas et les salles communautaires à l'intention d'un public canadien avide de nouvelles.